Et si on parlait de burn out?


Ma Ptite Vie / lundi, mai 7th, 2018

Brindemalice et si on parlait burnout 2

J’espère que tu vas bien et que tu es toujours dans le coin 😉

J’ai l’impression de te dire ça régulièrement, mais malgré ma promesse, je n’ai pas été très régulière depuis ce début d’année 2018. Et ce pour plusieurs raisons.

La première, je t’en ai parlé en octobre, mon mari était en formation jusqu’à fin avril avec des horaires assez intenses! Conséquence directe, j’étais seule pour gérer les enfants la majeure partie du temps, donc nettement moins de temps pour te raconter mes petites aventures.

J’ai également lancé ma marque de vêtements avec une amie. A savoir que toutes nos pièces sont créées par nos soins, cela prend également du temps. Nous avons vu gros d’ailleurs avec ce lancement en septembre 2017, puisque dans la foulée nous nous étions inscrite pour avoir un emplacement au Salon Bébé & Moi à Genève qui a eu lieu du 20 au 22 avril dernier.

Comme tu le sais si tu as lu mon article, j’ai enfin déménagé en février!! Nous avons donc la chance d’avoir maintenant un appartement adapté à nos besoins. Les enfants ont chacun leur chambre, mes machines à coudre ont pris place dans le salon ainsi qu’un mini ShowRoom avec mes créations. (j’organise d’ailleurs des ventes privées à mon domicile 1 à 2 fois par mois, je te laisse me contacter si c’est quelque chose qui t’intéresse 😉 )

Ce que je ne t’ai pas dit par contre, c’est que suite au déménagement (que j’ai du gérer principalement seule du fait de la formation de Monsieur), j’ai eu une gosse période de fatigue extrême, de ras-le-bol de tout, …
Il m’a fallu un moment pour accepter cet état physique et mental, et encore un moment supplémentaire pour mettre un mot sur cet état et ne pas en avoir honte.
Je pense pouvoir te dire qu’il s’agissait d’un début de burnout maternel, ou de dépression, appelle ça comme tu veux.

Comme c’est quelque chose de tabou dans notre société, j’ai d’abord eu honte, je ne l’ai ni accepté, ni voulu le reconnaitre. Je n’en ai donc pas parlé autour de moi.
Puis, force a été de constater que ça ne s’améliorait pas, que je ne supportais plus de passer du temps avec mes enfants, que me lever de mon canapé ou de mon lit m’étais chaque jour un peu plus difficile…

J’ai donc appris à relâcher la pression, appris à être moins exigeante avec moi-même, appris à prendre du temps pour moi sans culpabiliser, appris à me dire que « non, ce n’est pas grave si pour une fois je fais une après-midi télévision avec les enfants alors que oui, il fait beau dehors), appris à ne pas me sentir mal de faire la sieste en même temps que les enfants au lieu de m’occuper de la maison, … La liste peut être conséquente…
Ca m’a fait du bien… C’est bête hein, mais des fois il suffit de toutes petites choses pour nous aider à remonter gentiment la pente…
Alors non, mon ménage n’était pas à jour (ni ma lessive, ni mon repassage). Mais je criais beaucoup moins sur les enfants, et je pleurais aussi nettement moins.

Je crois que ce « passage à vide » est maintenant derrière moi (enfin je l’espère). Je sais que je ne suis à l’abris de rien, mais je crois que maintenant j’ai au moins appris à m’écouter, à écouter mon corps, et à dire stop quand je ressens un trop plein. J’essaie de déléguer un peu, même si c’est quelque chose qui n’est jamais facile quand on est « maman au foyer ». Je le dit en mettant des guillemets, car je ne considère plus comme Maman au foyer à temps plein maintenant que mon activité artisanale décolle gentiment et que j’ai des évenements mensuels ainsi que des commandes un peu plus régulières.
Le job de Maman au Foyer est plus difficile qu’on ne le pense et souvent ingrat, mais je pense que je t’en parlerai dans un autre article prochainement (un de plus dans la liste des articles en attente de rédaction ^^).

Tu trouveras peut-être cet article un peu brouillon, et je suis d’accord avec toi, mais aujourd’hui, je te dit les choses comme elles viennent, et je ne pense pas me relire, sous peine de certainement me censurer au dernier moment et ne pas publier cet article…
Je te disais que ce genre d’état est tabou dans notre société… Tellement tabou que je n’en ai parlé à presque personne autour de moi… Ne t’étonnes donc pas si, me connaissant personnellement, je ne t’en ai pas parlé. Et ne m’en veux pas. Cela a été déjà assez difficile à accepter personnellement sans qu’on vienne me faire un reproche à ce sujet en plus de cela.

J’ai eu de la chance, j’ai réussi à m’en sortir seule, et je suis reconnaissante de cette change. Certaines fois c’est trop profond, trop ancré pour y arriver toute seule. Si c’est ton cas, n’hésite pas à consulter, ce serait bête de rester figée dans cet état de mal-être quotidien. Mais sache que tu n’es pas seule, que cela peut arriver à n’importe qui, même si pour les autres « il n’y a aucune raison que tu ailles mal, tu as tout pour être heureuse, alors prends ton mal en patience, ça ira mieux plus tard! »

NON!

Ce n’est pas vrai!
J’ai le droit d’aller mal!
Tu as le droit d’aller mal!
Tout le monde à le droit d’aller mal!
Il faut « juste » ne plus en avoir honte, l’accepter, et apprendre à lâcher prise!
Ce fameux lâcher prise… Si facile d’en parler, nettement moins d’y arriver…

J’ai donc décidé afin de ne plus me sentir débordée de remodeler mon emploi du temps, qui n’est donc plus tout à fait celui dont je te parlais ici, de l’alléger tout simplement… De m’octroyer des pauses plus ou moins régulières.
Tu veux me critiquer car « je ne travaille pas, j’ai bien le temps de faire tout cela! » très bien, fais-le, mais sache que ça ne m’atteindra pas… J’ai bien  trop culpabilisé de cela avant d’accepter que pour être la personne que je veux être au quotidien, la mère que je souhaite être pour mes enfants, et la femme que j’étais avant pour mon mari, il me faut ces moments de relâchement. J’en ai tout simplement besoin.

J’étais pas bien, maintenant je vais mieux et c’est cela qu’il faut retenir!
Je me réjouis donc de revenir partager mon quotidien et mes coups de coeur avec toi!

Brindemalice et si on parlait du burnout

****

Et toi,
Tu as déjà eu des passages à vide?
Tu as fait quoi pour t’en sortir?

Je te souhaites une belle semaine!
Julie

****

N’hésite pas à me rejoindre sur Instagram, j’y suis plus régulière de par la spontanéité des posts et des stories 😉

 

3 réponses à « Et si on parlait de burn out? »

  1. N’ayant pas été très présente non plus sur la blogosphère, j’ai loupé la super aventure de création d’entreprise ! Félicitations !!!
    Concernant le coeur de ton article, je trouve ça super que tu arrives à en parler car en effet, c’est encore trop tabou dans notre société et ce, quel que soit notre « statut ». A la maison, c’est mon mari qui est en burn out à cause de son entreprise et je me sens bien démunie pour l’aider, mais heureusement, il arrive à en parler !
    Pour ma part, mes phases de passage à vide (dont celle que je viens de traverser et qui explique mon absence aussi des blogs), c’est plus lié à mon parcours PMA/Adoption … bref, l’absence d’enfant … mais tout comme toi, je sais qu’au final, savoir et pouvoir en parler aide beaucoup !

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